Connaissez-vous l’expression ‘Laisser traîner son argent ?’ Au poker, on utilise cette phrase quand quelqu’un ne joue pas intelligemment, on dit alors qu’il laisse traîner son argent. En d’autres mots, qu’il n’en tire pas tous les bénéfices. 

En regardant les coureurs comme j’aime les regarder, je me demande si ce concept pourrait s’appliquer aux schémas de mouvement. Dans de nombreux cas, et même dans la plupart des cas, il semble (pour continuer sur le thème des métaphores) qu’ils ne récupèrent pas toujours tout le jus du citron pressé. Il y a plus à récupérer pour la même quantité d’énergie dépensée. 

Voici quelques exemples. Quand la méthode Pose a fait son apparition à la fin des années 90, suivi peu après par la phase course pied nu, on observait souvent des coureurs qui courraient sur la pointe des pieds, ne laissant souvent pas leurs talons toucher le sol du tout. 

En plus des blessures et des douleurs aux mollets, cette approche limite aussi l’absorption des chocs et l’énergie élastique (ressort) qu’un coureur peut avoir s’il laisse son talon toucher le sol. 

Elasticité: A ce jour, il y a toujours un petit nombre de coureurs qui appliquent cette méthode, et ce, même à une vitesse de jog tranquille. Ironiquement, le créateur de l’approche Pose prône maintenant le fait de faire toucher ses talons au sol. (voir son dernier livre The Running Revolution)  Lorsqu’un coureur apprend à trouver son point idéal d’impact avec le sol, cela lui permet d’optimiser sa foulée en encourageant la réponse étirement/raccourcissement naturel du corps, une façon économique d’absorber le choc de l’atterrissage puis de re-décoller du sol. Obligatoirement, cela oblige à laisser le talon toucher le sol avant de rebondir.

Cadence lente: Certains coureurs semblent prendre une éternité pour passer d’une jambe à l’autre. Ceci ne peut pas être efficace. Essayez-le en utilisant un métronome. Commencez à environ 70  coups / pas par minute par jambe et voyez comment vous vous sentez. Ensuite, montez graduellement jusqu’à 100 puis redescendez. Vous serez peut-être surpris de vous sentir plus confortable à faire des plus petites foulées plus rapides que vous ne le pensiez.  Quand cela deviendra naturel, vous réaliserez alors que vous pouvez courir un petit peu plus vite, sans effort supplémentaire. Apprendre à marcher à une cadence plus rapide peut aider, en particulier pour les gens pour qui la cadence de marche est devenue plus un flânage qu’une vraie marche.

Petites foulées: Parfois, vous voyez des coureurs qui font de petites foulées. Si vous observez leur bassin, il bouge à peine, reste carré, peut-être dans la même position dans laquelle ils se trouvent lorsqu’ils sont assis à leur bureau ou à une table … Il est très dur d’allonger sa foulée si votre bassin ne bouge pas. Essayez de vous déplacer avec votre bassin verrouillé, ensuite laissez le faire une petite rotation et vous verrez comme votre pied peut se tendre. Une longue foulée ouverte vers l’arrière et un bassin verrouillé limitera votre étendue et ainsi votre potentiel. 

Alors si l‘idée de courir plus efficacement, obtenir plus de retour sur votre ‘investissement d’énergie’ et peut-être améliorer votre performance vous semblent attractifs, venez participer à la prochaine Clinique de l’Art de Courir durant laquelle nous vous apprendrons à ‘moins laisser traîner votre argent!’

Laisser traîner son argent

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